Images et écrits de Denis Rheault: humeurs, grains de poésie, coups de griffes et images que vous pouvez acheter. Et si ça vous chante, vous pouvez simplement m'envoyer un petit mot. Mon courriel : rheaultd4@gmail.com
samedi 4 octobre 2025
dimanche 28 septembre 2025
Les quatre amis : une réunion sacrée
jeudi 18 septembre 2025
La secrétaire se rebiffe.
(Plus sérieusement ...)
La secrétaire du patron entre en coup de vent dans son bureau et lui déclare : « Cher patron, vous êtes le plus immonde des hommes, je vous déteste, vous n'avez aucun respect pour les femmes. Elles vous servent d'esclaves et d'objets sexuels. Jamais, je ne pourrai trouver de mots assez durs pour décrire votre comportement. Vous m'écoeurez avec vos petites vites, vos petites tapes sur les fesses, vos mains longues, extrêmement longues, et votre haleine de cheval.» « Mademoiselle, reprit le patron, n'alliez-vous pas ajouter quelque chose ?» « Oui, patron. Je voulais savoir à quelle heure votre chauffeur va me prendre pour me conduire à votre motel ?
En vacances
Texte écrit, il y a un certain temps, qui me procure une belle détente : je ne pense plus aux saltimbanques qui nous gouvernent dans tous les domaines.
Pour la première journée de mes vacances, un temps radieux, superbe, m'incite à aller faire une promenade sur le bord de la mer. Je veux chasser de mon esprit tous mes tracas, tous mes soucis : adieu patron, bureau, problèmes d'argent, problèmes de coeur ! En respirant l'air salin, je commence à me sentir calme et libéré. Je marche lentement sur la plage dorée, striée çà et là par l'ombre de gracieux palmiers, immobiles comme des sentinelles. Il fait chaud. Je sens les rayons du soleil qui pénètrent délicatement les pores de ma peau. Une agréable sensation de chaleur m'envahit. Je regarde autour de moi, je vois la mer de couleur émeraude qui se perd à l'infini. Au loin, j'aperçois des bateaux qui semblent faire la sieste et j'entends les cris des albatros et des pélicans qui plongent, à vitesse folle, en rasant les flots. Tout près de moi, j'observe le clapotis des vagues qui viennent s'endormir sur la grève. Il fait un soleil magnifique, lumineux, dans un ciel éclatant de pureté, sans le moindre petit nuage. Le sable blanc comme du sel s'étend à perte de vue. J'avance en me traînant les pieds dans ce sable doux. C'est aussi agréable que le plus délicieux des massages. Je marche de plus en plus lentement et je décontracte tous mes muscles. Quelle belle chaleur ! Quelle détente ! Quel repos ! Je trempe mes pieds dans l'eau claire, tiède et douce. Quelle belle sensation de délivrance ! Cette eau si bonne m'invite à la baignade. Alors, j'entre dans l'eau qui monte peu à peu le long de mes jambes, de mes cuisses, de mon thorax et de mes épaules. Me voilà qui flotte comme un vrai dauphin ! Je me fais bercer par les vagues bienfaisantes et enivrantes. Je nage doucement. Mon corps s'abandonne entièrement et mes moindres tensions se dissipent. Comme je me sens bien ! Mon regard porte à l'infini et je savoure pleinement le moment présent. Me voilà libre, satisfait, heureux ! Où sont passés mes soucis, mes problèmes, mes tracas ? Je m'en fiche entièrement. Je n'ai plus de compte à rendre à personne. Je sens que j'ai toute la vie devant moi. Je continue de nager lentement. J'admire ce grand ciel azuré, cette mer turquoise et je respire avec aisance. L'air salin me ragaillardit. J'apprécie cet endroit ; le vert de la mer me calme, le bleu du ciel m'apaise et l'eau si bonne, si claire, si pure me rafraîchit. Ma baignade terminée, je reviens sur la grève ensoleillée. En marchant, le sable chaud, doux et moelleux, emmitoufle mes pieds trempés comme de bonnes vieilles pantoufles. Voici un endroit isolé, parfait pour la détente, loin des autres estivants. Je pose sur le sable crayeux ma serviette de bain et je m'étends pour me sécher et prendre encore un peu de soleil. Au bout de quelques minutes, égayé par le gazouillis des oiseaux, je somnole. Bientôt je fais un rêve délicieux où je suis tout seul au monde, sans aucun problème, sans aucun souci. Peu après, j'entends le bruit des vagues qui augmente. Le vent du large s'est levé. Il souffle sur le rivage. Ce bruissement me réveille. Les palmiers balancent leurs grands corps sveltes dans l'air. Tout en m'habillant, je regarde le hérissement des vagues. Le ciel s'emplit de nuages cotonneux et le soleil pourpre commence sa longue descente majestueuse vers la nuit. Je ramasse mes effets personnels. Je me sens propre. Je me sens heureux. Je suis entièrement détendu. En signe d'adieu, le vent du large vient effleurer tendrement mon visage. Il câline mes cheveux. Je me sens reposé et je m'en retourne chez moi, gonflé à bloc, rasséréné.
mardi 19 août 2025
La chambre noire
dimanche 17 août 2025
La sculpture de mon bureau
Quand j’étais avocat (dans une première vie) je désirais avoir une sculpture dans ma salle d’attente et j’avais demandé à mon ami Gilles Roux et à mon frère Pierre de sculpter une grosse pierre ponce que j’avais reçue en cadeau. L’idée était de séparer en deux parties la pierre ponce, d’en extraire une pointe de tarte et de rassembler les deux parties restantes. Gilles avait sculpté la première partie et Pierre s’était chargé de la deuxième. Et le tout allait être recouvert d’un restant de grande vitre cassée de devanture de commerce sur laquelle mon père Aldéric avait dessiné la forme ovale. Le tout a été réalisé suivant notre plan et j’ai mis la sculpture dans ma salle d’attente.
En souvenir de ce travail, j’ai pensé reproduire ici l’idée d’origine en prenant un bloc virtuel que j’ai coupé en deux parties, enlevé la pointe de tarte, et fait la sculpture (me prenant pour Gilles et pour Pierre!) en deux parties unies recouvertes d’un ovale transparent. Bien sûr le résultat est différent de l’original, mais ça me rappelle un bon souvenir. Mais ça ne m'a jamais donné plus de clients! (rires)
Faites un clic sur le dessin pour le voir en grand.
jeudi 14 août 2025
Albert au café
Albert au café
Seul dans son café préféré
Albert, le regard vide
Scanne l’arrivée des clients
Mais surtout des clientes
Qui entrent sans dire «bonjour!»
Il scrute leur visage
Analyse leur habillement
Essaye d’entendre leur timbre de voix
Quand elles commandent un café
Elles vont s’engouffrer dans leur isoloir
Leur igloo de solitude
Avec un bouquin
Qu’elles n’ont nulle envie de lire
et qui marque leur isolement social
Tantôt dans leur grand appartement
Vide
Elles pleuraient d’ennui
En surfant avidement
Sur les réseaux antisociaux
où défilent des tas de nouvelles
sans intérêt
Albert attend sur sa chaise
Lui aussi n’a pas d’amis
Lui aussi se sent mal
Soudain une vilaine guêpe
S’immisce dans le café
Semant la stupeur
Elle s’abat sur Albert
Qui lance un cri strident
Tous prennent leur cellulaire
Pour filmer la scène
Avant d’appeler l’ambulance
Ou les pompiers
Certaines osent s’approcher de lui :
« Es-tu blessé? As-tu mal? »
« Ce n’est rien », répond-il
Albert se sent revivre
On l’a sorti de sa tombe
De sa posture de marbre
Et il sort du café avec un large sourire
Denis Rheault (dans un café!)
Trois-Rivières 14 août 2025
denisro101@gmail.com



