jeudi 18 septembre 2025

En vacances


Texte écrit, il y a un certain temps, qui me procure une belle détente : je ne pense plus aux saltimbanques qui nous gouvernent dans tous les domaines.

Pour la première journée de mes vacances, un temps radieux, superbe, m'incite à aller faire une promenade sur le bord de la mer. Je veux chasser de mon esprit tous mes tracas, tous mes soucis : adieu patron, bureau, problèmes d'argent, problèmes de coeur ! En respirant l'air salin, je commence à me sentir calme et libéré. Je marche lentement sur la plage dorée, striée çà et là par l'ombre de gracieux palmiers, immobiles comme des sentinelles. Il fait chaud. Je sens les rayons du soleil qui pénètrent délicatement les pores de ma peau. Une agréable sensation de chaleur m'envahit. Je regarde autour de moi, je vois la mer de couleur émeraude qui se perd à l'infini. Au loin, j'aperçois des bateaux qui semblent faire la sieste et j'entends les cris des albatros et des pélicans qui plongent, à vitesse folle, en rasant les flots. Tout près de moi, j'observe le clapotis des vagues qui viennent s'endormir sur la grève. Il fait un soleil magnifique, lumineux, dans un ciel éclatant de pureté, sans le moindre petit nuage. Le sable blanc comme du sel s'étend à perte de vue. J'avance en me traînant les pieds dans ce sable doux. C'est aussi agréable que le plus délicieux des massages. Je marche de plus en plus lentement et je décontracte tous mes muscles. Quelle belle chaleur ! Quelle détente ! Quel repos ! Je trempe mes pieds dans l'eau claire, tiède et douce. Quelle belle sensation de délivrance ! Cette eau si bonne m'invite à la baignade. Alors, j'entre dans l'eau qui monte peu à peu le long de mes jambes, de mes cuisses, de mon thorax et de mes épaules. Me voilà qui flotte comme un vrai dauphin ! Je me fais bercer par les vagues bienfaisantes et enivrantes. Je nage doucement. Mon corps s'abandonne entièrement et mes moindres tensions se dissipent. Comme je me sens bien ! Mon regard porte à l'infini et je savoure pleinement le moment présent. Me voilà libre, satisfait, heureux ! Où sont passés mes soucis, mes problèmes, mes tracas ? Je m'en fiche entièrement. Je n'ai plus de compte à rendre à personne. Je sens que j'ai toute la vie devant moi. Je continue de nager lentement. J'admire ce grand ciel azuré, cette mer turquoise et je respire avec aisance. L'air salin me ragaillardit. J'apprécie cet endroit ; le vert de la mer me calme, le bleu du ciel m'apaise et l'eau si bonne, si claire, si pure me rafraîchit. Ma baignade terminée, je reviens sur la grève ensoleillée. En marchant, le sable chaud, doux et moelleux, emmitoufle mes pieds trempés comme de bonnes vieilles pantoufles. Voici un endroit isolé, parfait pour la détente, loin des autres estivants. Je pose sur le sable crayeux ma serviette de bain et je m'étends pour me sécher et prendre encore un peu de soleil. Au bout de quelques minutes, égayé par le gazouillis des oiseaux, je somnole. Bientôt je fais un rêve délicieux où je suis tout seul au monde, sans aucun problème, sans aucun souci. Peu après, j'entends le bruit des vagues qui augmente. Le vent du large s'est levé. Il souffle sur le rivage. Ce bruissement me réveille. Les palmiers balancent leurs grands corps sveltes dans l'air. Tout en m'habillant, je regarde le hérissement des vagues. Le ciel s'emplit de nuages cotonneux et le soleil pourpre commence sa longue descente majestueuse vers la nuit. Je ramasse mes effets personnels. Je me sens propre. Je me sens heureux. Je suis entièrement détendu. En signe d'adieu, le vent du large vient effleurer tendrement mon visage. Il câline mes cheveux. Je me sens reposé et je m'en retourne chez moi, gonflé à bloc, rasséréné.

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