mercredi 5 août 2026

Les bois riants

 

Dans les bois riants



Pour aller à la pêche à l’amour

Une jeune fille frêle

Les yeux verts

brillants comme des bougies

Chasse dans un parc


Près d’elle s’avance Albert

Qui est de son âge

et qui lui aussi

Tend ses pièges de tendresse


Communion des regards

Explosion de rires


« Viens-tu ici souvent?»

demande la jeune fille


- J’aime me promener

cet endroit me plaît


- Et si nous marchions

Ensemble? Dit-elle

avec son sourire


- Pourquoi pas !

Répondit-il en lui prenant le bras


Ils marchèrent ainsi assez longtemps

Pour que les oiseaux applaudissent

que frissonnent les ruisseaux

Que sourient des fleurs


Et leur cassette de rires

chante depuis dans les bois...





Ce matin : photo prise par mon ami Gilles Roux, photographe.

lundi 3 août 2026

Demande d'admission à l'Académie française

 


Demande d’admission à l’Académie française


    Monsieur le Secrétaire temporel,

    Je désire poser ma candidature pour devenir membre de l’Académie                    française.

    Trois raisons militent en faveur de ma démarche.

    La première, j’ai atteint l’âge de 80 ans et à l’instar de tous vos membres à        numéro, la prostate commence à me jouer de mauvais tours. Certains jours,        elle s’affole comme un enfant de chœur qui se fait tripoter les cuisses par un        curé bienveillant (ce cas est fréquent où même chez-vous le numéro X passe     en cour la semaine prochaine).

    Ma prostate a besoin d’amour, de délices et pas particulièrement d’orgues,        dirait la grammaire, et vos collègues ont trouvé une parade extraordinaire            pour contrer ce fléau : dans les parades et dans les événements officiels qui        font courir l’aristocratie et qui s’étirent comme une pipe en réveillant leur            prostate, vos confrères pissent dans leur habit-vert qui a été conçu comme        barrage de contention pour les séniles. Aussi, c’est ma première raison, je            veux ralentir le flux de ma pisse dans les endroits publics. Et sans la                    protection offerte par l’Académie, ça devient gênant!


    Ma deuxième raison s’appuie sur mon amour de la littérature

    J’ai lu tous les Tintin et même si je ne partage pas ses goûts pédérastiques ni     son attrait, comme François Mauriac, pour les dignes représentants de la            pine, une épine dans sa vie, j’ai aimé ces albums qui ont enchanté toute mon     enfance et cultivé mon attrait pour la décomposition.

    Je compte, parmi mes auteurs préférés Leconte de Lisle avec qui je réglerai        mon compte plus tard, et Paul Claudel, cet auteur qui a retrouvé la foi, un soir     de Noël dans la Basilique Notre Dame, en se frottant vicieusement,                   prétendent les mauvaises langues, sur une colonne (provocante et cochonne     !). J’ai toujours aimé à penser que son texte L’Annonce faite à Marie aurait dû     d’une part mettre en garde le lecteur contre la conduite honteuse du Saint-           Esprit, qui n’avait pas l’Esprit très saint (ce pervers a attendu pour être certain     que le bon Joseph soit parti de sa maison pour se permettre d’aller fourrer        Marie !) et d’autre part porter un autre titre comme L’annonce faite à Marie-       couche-toi-là aux Éditions du Saint-Esprit.

    J’ai adoré la lecture du salaud Céline et j’ai un faible pour les livres de                   Marguerite Yourcenar qui démontrent qu’un cancre, sans connaissances            linguistiques et grammaticales françaises, mais avec une méga paire de               fesses puantes, parfumées par Chanel, avait droit à son siège (son saint-           siège) à l’Académie. Merci, monsieur le Secrétaire temporel, d’avoir admis ce     gigot de lard qui préfigure l’arrivée de Trump, l’imbécile.

    J’ai lu avec passion tous les ouvrages d’Alexandre Dumas et son Comte de        Monte Cristo, un artiste de la vengeance qui a goûté à la prison comme un        certain Français assez connu dont la compagne se doit maintenant de faire        pousser des oranges dans sa villa d’Italie.Ce genre de baveux semble vous        plaire, Académiciens, vous qui avez accueilli dans votre institution des sujets     qui sont en potentiel déséquilibre avec la justice.

    Mes jours d’ennui, je les ai distraits en lisant du Lamartine. J’ai failli y couler!        Que de lamentations, lamentations, lamentations : il faut porter un gilet de            sauvetage pour ne pas s’y noyer!

    J’aurais aimé évoquer d’autres auteurs, également méritants : Stendhal,               Balzac, Molière et Blondin sur lequel vous avez tous chié.

    Enfin et c’est ma troisième raison :

    Vous semblez vous désintéresser de la poésie pure qui est l’âme de la culture     française. Depuis Baudelaire, un grand vide prend de plus en plus d’ampleur.     Bien sûr, il y a eu Apollinaire et Prévert, mais où se terrent les autres?

    Je termine cette humble lettre en vous assurant que lors de la visite que je        vous ferai, suivant la tradition avant ma nomination, je compte respecter la        coutume en vous présentant avec ma carte de visite un beau coffret, très           conséquent, qui saura garantir ma présence parmi vous.

    Monsieur le Secrétaire Temporel, Que Dieu vous bénisse (en langage actuel        cela veut dire : Mangez de la merde! vieux cochon !)

    À bientôt, ma Poule!

    Denis Rheault
    Trois-Rivières, ce lundi 3 août 2026

    denisro101@ gmail.com


samedi 1 août 2026

Une idée de maison...

 


Avec beaucoup de lumière... et, pour le moment, sans voisins...

mardi 28 juillet 2026

La Muse m'amuse

                     La Muse m'amuse

                       

                        Je lui ai présenté des mots jolis

                        Attrapés pendant la nuit

                        Et je les ai doucement posés

                        Sur son oreiller

                        Sur son ventre

                        Sur ses pieds

                        Et je les ai mangés


                        Mal m’en prit

                        La belle a fui

                        Pleure le poète maudit


                        La Muse a dit :

                        Même si tes mots

                        Sont des perles

                        Des trésors

                        Pour des incultes

                        Ils vibrent comme des insultes


                        Garde tes fruits

                        Et dors la nuit !

jeudi 23 juillet 2026

Sous le Soleil exactement

 

Comme la chanson d'un film de la Nouvelle vague. Je me demande si ce n'était pas Godard ?

samedi 18 juillet 2026

La baigneuse

 

Je devais sillonner les routes durant l'été. Mais voilà que la fièvre du dessin s'est emparée de moi. Une autre promesse non réalisée !..

lundi 8 juin 2026

Parade de mode démodée

 


Quand on veut du sucre à la crème, on s'en fait, disait ma grand-mère. Et moi, englué dans la routine, j'ai décidé de changer la poutine et je vous présente une parade de mode démodée.

Je me suis bien amusé et tant pis pour le reste...

lundi 25 mai 2026

Le sans-abri

 Le sans-abri


Ne tire pas la pierre au sans-abri

Ne lui jette pas un regard méprisant

Car c'est ton frère qui est nu devant toi

Le sort aurait pu t'assigner à sa place

Qu'aurais-tu fait 

Avec le temps qui coule

Avec la nuit qui dure si longtemps

Sans avoir de croûte à te mettre

Sous la dent

Sans avoir de chaussures 

De place pour te reposer ?

Le seul luxe que tu as

C'est de pouvoir rêver aux étoiles

Quand la fatigue te projette par terre

Avant que l'ambulance

Aux sirènes désespérées

Qui file vers l'urgence

Des hôpitaux

Te garroche

Au personnel impersonnel

Qui ne parle qu'avec des injections

Avant de t'apporter

Comme un paquet de linge sale

Dans une chambre d'isolation

Pour un temps incertain

Et dès que le moindre souffle te revient

Dehors, mon cave !

Le règlement nous oblige

À offrir une chambre à un autre

Va t'en ! On t'a assez vu !



Denis Rheault,

Trois-Rivières, ce 25 mai 2026

denisro101@gmail.com


samedi 23 mai 2026

Le printemps s'impose


 Et la bonne humeur revient du Sud en même temps que les outardes..

lundi 18 mai 2026

Les trois camarades

 

En réalité ils étaient quatre... c'est comme les Trois mousquetaires (Alexandre Dumas ne savait pas compter ; c'était le moindre de ses défauts).

mercredi 6 mai 2026

Destin

 

Que je ne vois pas triste...

mercredi 29 avril 2026

Verre

 

Attention de ne pas vous couper !

Note : faites un clic sur l'image pour mieux la voir.

lundi 27 avril 2026

Les ailes de l'amour

 

Les ailes de l’amour


Joanie, c’est plus fort que moi

Je t’aime


Ton sourire magnifique

Tel un ouragan a balayé

Toutes mes peurs sur l’amour


Tes yeux, ta voix, tes silences

Ont pénétré ma cuirasse virile

Comme des flèches

Qui frappent leur but


Nous avons promené

Notre amour

Sous le Soleil ou sous la pluie

Avec un égal bonheur


Ton coeur et le mien

Se sont cicatrisés


Mon égoïsme

M’a conduit

À ralentir tes élans


Tu préférais avoir

Plus de liberté

Et nos chemins

Ont emprunté d’autres voies


Depuis je vis

Au milieu d’un paysage

composé de peine et de regret


Mais si tu effaçais

Sur l’ardoise de ton coeur

Mes nombreuses maladresses

Ton retour

Sur les ailes de l’amour

Me remplirait de joie


Denis Rheault

Trois-Rivières, ce 27 avril 2026


denisro101@gmail.com


dimanche 26 avril 2026

La grenouille qui grenouille...

 

On s'amuse...

Note : faites un clic dans l'image pour l'agrandir, mais faites attention de ne pas vous faire avaler...

jeudi 16 avril 2026

Un marcheur

 



Un champ de blé

Quelque part

Que le Soleil arrose de lumière

Un marcheur qui rêve

En s’abreuvant d’air vif

Songe à Madeleine

En esquissant un large sourire

Elle lui dit : « Je t’aime »

Le marcheur poursuit sa route

Le coeur moins lourd

dimanche 12 avril 2026

Soeur Alphonse


On en avait une dans la famille. À mon adolescence, j'allais la rencontrer au couvent et elle me conseillait de prier pour ci, pour ça, pour peut-être que, pour prends garde de faire de la peine au pétit Jésus. Oui, j'ai reçu le tatouage de la religion... et je ne m'en suis jamais remis. (Rires...)
 

jeudi 2 avril 2026

Le retour...


Qu'est-ce que je fais dans le Nord quand il fait si beau aujourd'hui...

Note : faites un clic sur l'image pour la voir en entier.

jeudi 26 mars 2026

Pour se changer les idées


 J'ai réalisé cette courte vidéo pour se changer les idées. À vous d'en profiter... Comptez des chiffres en regardant chaque image...

dimanche 15 mars 2026

Le Soleil se lève sur le fleuve St-Laurent

 

L'été se pointe, mes amis.

Note : faites un clic sur l'image pour l'agrandir.

vendredi 13 mars 2026

Un amour éternel...


– Quelle belle soirée nous avons passé, François mon amour.
– Je ne m'appelle pas François.
– Mais tu sais que je t'aime. Tu es le seul homme de ma vie. Je voudrais vivre éternellement avec toi. Je suis si heureuse avec toi, mon Luc.
– Luc ? Ce n'est pas mon prénom. C'est celui de ton premier mari, tu dois sûrement y penser encore.
– Pas du tout, je te le jure sur la tête de ma mère décédée, cet homme, je l'ai complètement oublié. Tu dois me croire, Robert.
– Robert ? C'est le nom de ton avocat. Dis donc, me tromperais-tu, ma mignonne?
– Jamais cela ne me traverserait l'esprit. Je suis une femme fidèle et je ne tolère pas qu'on mette en doute mon honnêteté. Notre amour, mon chéri, sera éternel. Je t'en fais solennellement la promesse Jean-Claude, mon trésor.

vendredi 6 mars 2026

Le monstre

 


Toute ressemblance avec une personne connue est purement fortuite !

Note : faites un clic sur l'image pour l'agrandir.

samedi 21 février 2026

 


L'hiver rapproche-t-il les coeurs ?

mardi 17 février 2026

Une simple sculpture

 


Note : faites un clic sur l'image pour l'agrandir.

dimanche 15 février 2026

EXPOSITION

 

J’ai décidé de vous présenter des images de mon exposition sur le thème de la drave sur ma galerie virtuelle pour les raisons suivantes :

Je n’ai pas accès aux salles d’exposition de Trois-Rivières qui sont toutes contrôlées par les fonctionnaires sur le Bien-Être-Social-Culturel de notre ville parce que je ne suis pas considéré comme un artiste, je ne suis pas reconnu par mes pairs et je n’ai pas de diplôme en arts plastiques de sorte que je ne peux remplir le formulaire dont ils se servent pour pouvoir éliminer les requérants comme moi par un soit-disant jury composé d’artistes locaux qui  sont appelés à juger (?) et qui valorisent, années après années, les oeuvres de leurs petits amis, leur pairs.

Ce fameux formulaire, conçu par ces « brillants » prestataires du Bien-Être-Social Culturel, est aménagé de telle sorte que des gens comme moi, qui payent leurs taxes municipales, qui votent aux élections, n’ont pas accès librement aux salles d’exposition de la ville. Cherchez l’erreur.

Note : faites un clic sur l'image pour l'agrandir.

samedi 14 février 2026

En enfilant les soirs...

                                 En enfilant les soirs…



                                Par un éclat de rire

                                Qui résonnait dans un parc

                                J’ai découvert une fée

                                Qui s’appelait Ariane


                                Elle chantait et en marchant

                                Ses pointes de ballerine

                                Se déposèrent délicatement

                                Dans le décor de ma vie:

                                Ce fut la fête !

                                Ce fut la joie !

                                La passion !

                                Peut-être même le bonheur !


                                Puis, elle s’évapora de ma vie

                                Comme la rosée

                                Du petit matin 


                                Des années, d’autres années 

                                Des hivers trop longs, 

                                Trop froids,

                                Des étés trop lourds, 

                                M’enveloppèrent

                                Dans le manteau serré

                                De mon ennui


                                Tous les jours

                                En regardant le Soleil

                                Je revoyais son image

                                Nette comme un dessin

                                Réalisé au fusain

                                Son sourire magnifique

                                M’envoutait 

                                Son chant vibrait en moi

                                Et me secouait

                                Comme un navire

                                Brassé par les flots


                                Je trouvais la vie bien rude :

                                Pourquoi une fée

                                Au sourire si doux

                                Avait-elle pris

                                Un chemin inaccessible ?


                                Ma maladresse m’accablait

                                Pourquoi avais-je laissé

                                S’envoler pareil Soleil ?


                                Une réflexion brisa le cercle

                                De ma culpabilité :

                                Une femme est toujours libre 

                                De faire ce qu’elle veut

                                Tout ce que je peux lui offrir

                                C’est ma modeste présence

                                Mon écoute, mon amour,

                                Ma joie


                                Des années s’écoulèrent

                                Pendant que j’enfilais le temps



                                Un bon jour

                                En me promenant à la campagne

                                J’entrai dans une auberge :

                                Ariane était là, elle sirotait un café

                                Avec son amoureux du temps


                                Ils avaient l’air heureux


                                Je les ai salués tristement

                                Pendant que mon coeur sombrait


                                J’ai repris la route

                                Avec une immense sensation 

                                de lassitude et de peine


                                Une semaine s’est écoulée

                                Puis une autre,

                                Encore une autre,

                                Et puis…

                                Rien, rien, rien


                                Un soir en traînant mes pas

                                Quelque part dans la ville

                                Soudain elle m’est apparue

                                Près d’un carrefour


                                Elle s’est approchée de moi

                                Elle m’a regardé droit dans les yeux


                                Je n’ai rien dit 


                                Et nos coeurs se sont soudés

                                De nouveau



                                Denis Rheault

                                13 février 2026

                                Trois-Rivières

                                denisro101@gmail.com