Note : faites un clic au centre de l'image pour mieux apprécier le désastre ! (rires)
Images et écrits de Denis Rheault: humeurs, grains de poésie, coups de griffes et images que vous pouvez acheter. Et si ça vous chante, vous pouvez simplement m'envoyer un petit mot. Mon courriel : rheaultd4@gmail.com
Note : faites un clic au centre de l'image pour mieux apprécier le désastre ! (rires)
Dans les bois riants
Pour aller à la pêche à l’amour
Une jeune fille frêle
Les yeux verts
brillants comme des bougies
Chasse dans un parc
Près d’elle s’avance Albert
Qui est de son âge
et qui lui aussi
Tend ses pièges de tendresse
Communion des regards
Explosion de rires
« Viens-tu ici souvent?»
demande la jeune fille
- J’aime me promener
cet endroit me plaît
- Et si nous marchions
Ensemble? Dit-elle
avec son sourire
- Pourquoi pas !
Répondit-il en lui prenant le bras
Ils marchèrent ainsi assez longtemps
Pour que les oiseaux applaudissent
que frissonnent les ruisseaux
Que sourient des fleurs
Et leur cassette de rires
chante depuis dans les bois...
Ce matin : photo prise par mon ami Gilles Roux, photographe.
Demande d’admission à l’Académie française
Monsieur le Secrétaire temporel,
Je désire poser ma candidature pour devenir membre de l’Académie française.
Trois raisons militent en faveur de ma démarche.
La première, j’ai atteint l’âge de 80 ans et à l’instar de tous vos membres à numéro, la prostate commence à me jouer de mauvais tours. Certains jours, elle s’affole comme un enfant de chœur qui se fait tripoter les cuisses par un curé bienveillant (ce cas est fréquent où même chez-vous le numéro X passe en cour la semaine prochaine).
Ma prostate a besoin d’amour, de délices et pas particulièrement d’orgues, dirait la grammaire, et vos collègues ont trouvé une parade extraordinaire pour contrer ce fléau : dans les parades et dans les événements officiels qui font courir l’aristocratie et qui s’étirent comme une pipe en réveillant leur prostate, vos confrères pissent dans leur habit-vert qui a été conçu comme barrage de contention pour les séniles. Aussi, c’est ma première raison, je veux ralentir le flux de ma pisse dans les endroits publics. Et sans la protection offerte par l’Académie, ça devient gênant!
Ma deuxième raison s’appuie sur mon amour de la littérature
J’ai lu tous les Tintin et même si je ne partage pas ses goûts pédérastiques ni son attrait, comme François Mauriac, pour les dignes représentants de la pine, une épine dans sa vie, j’ai aimé ces albums qui ont enchanté toute mon enfance et cultivé mon attrait pour la décomposition.
Je compte, parmi mes auteurs préférés Leconte de Lisle avec qui je réglerai mon compte plus tard, et Paul Claudel, cet auteur qui a retrouvé la foi, un soir de Noël dans la Basilique Notre Dame, en se frottant vicieusement, prétendent les mauvaises langues, sur une colonne (provocante et cochonne !). J’ai toujours aimé à penser que son texte L’Annonce faite à Marie aurait dû d’une part mettre en garde le lecteur contre la conduite honteuse du Saint- Esprit, qui n’avait pas l’Esprit très saint (ce pervers a attendu pour être certain que le bon Joseph soit parti de sa maison pour se permettre d’aller fourrer Marie !) et d’autre part porter un autre titre comme L’annonce faite à Marie- couche-toi-là aux Éditions du Saint-Esprit.
J’ai adoré la lecture du salaud Céline et j’ai un faible pour les livres de Marguerite Yourcenar qui démontrent qu’un cancre, sans connaissances linguistiques et grammaticales françaises, mais avec une méga paire de fesses puantes, parfumées par Chanel, avait droit à son siège (son saint- siège) à l’Académie. Merci, monsieur le Secrétaire temporel, d’avoir admis ce gigot de lard qui préfigure l’arrivée de Trump, l’imbécile.
J’ai lu avec passion tous les ouvrages d’Alexandre Dumas et son Comte de Monte Cristo, un artiste de la vengeance qui a goûté à la prison comme un certain Français assez connu dont la compagne se doit maintenant de faire pousser des oranges dans sa villa d’Italie.Ce genre de baveux semble vous plaire, Académiciens, vous qui avez accueilli dans votre institution des sujets qui sont en potentiel déséquilibre avec la justice.
Mes jours d’ennui, je les ai distraits en lisant du Lamartine. J’ai failli y couler! Que de lamentations, lamentations, lamentations : il faut porter un gilet de sauvetage pour ne pas s’y noyer!
J’aurais aimé évoquer d’autres auteurs, également méritants : Stendhal, Balzac, Molière et Blondin sur lequel vous avez tous chié.
Enfin et c’est ma troisième raison :
Vous semblez vous désintéresser de la poésie pure qui est l’âme de la culture française. Depuis Baudelaire, un grand vide prend de plus en plus d’ampleur. Bien sûr, il y a eu Apollinaire et Prévert, mais où se terrent les autres?
Je termine cette humble lettre en vous assurant que lors de la visite que je vous ferai, suivant la tradition avant ma nomination, je compte respecter la coutume en vous présentant avec ma carte de visite un beau coffret, très conséquent, qui saura garantir ma présence parmi vous.
Monsieur le Secrétaire Temporel, Que Dieu vous bénisse (en langage actuel cela veut dire : Mangez de la merde! vieux cochon !)
À bientôt, ma Poule!
Denis Rheault
Trois-Rivières, ce lundi 3 août 2026
denisro101@ gmail.com
La Muse m'amuse
Je lui ai présenté des mots jolis
Attrapés pendant la nuit
Et je les ai doucement posés
Sur son oreiller
Sur son ventre
Sur ses pieds
Et je les ai mangés
Mal m’en prit
La belle a fui
Pleure le poète maudit
La Muse a dit :
Même si tes mots
Sont des perles
Des trésors
Pour des incultes
Ils vibrent comme des insultes
Garde tes fruits
Et dors la nuit !
Je devais sillonner les routes durant l'été. Mais voilà que la fièvre du dessin s'est emparée de moi. Une autre promesse non réalisée !..