samedi 22 mars 2025

Petit mouton


 On s'amuse et on se sent bien...

lundi 17 mars 2025

Avant-goût de l'été...


 J'ai pris ça mollo ces derniers temps...

mardi 25 février 2025

La dispute


 Je prends ça mollo de ce temps-là. Je prépare mes excursions pour l'été qui approche. Puis je pense à des nouveautés et je m'aperçois que les gens sont indifférents. Ils n'en saisissent pas la portée. Mais c'est l'impression de tous ceux qui font de la création : on n'a rien à prouver.

samedi 15 février 2025

Sophia la rousse


 Elle était tellement rousse que des méchantes langues disaient qu'elle passait son temps à rouspéter !

lundi 10 février 2025

Le patron pleure

Le patron assis à son bureau s'entretient avec sa jeune secrétaire et indispensable escorte (qualité populaire chez les patrons d’un certain âge). Elle lui confie, le coeur lourd ses problèmes, tout en pleurant. En entendant sa pénible histoire, le patron se met à pleurer lui aussi. Il pleure. Il pleure. Il n'en finit plus de pleurer. Et sa jeune secrétaire lui demande, entre deux larmes : « Bon patron, pourquoi pleurez-vous? Vous ai-je offensé? » « Ma petite oiselle, je pleure de vous voir pleurer. » Il essaie de lui répondre, mais c'est plus fort que lui, de grosses larmes coulent sur ses joues. « Voyons, patron, qu’avez-vous? » « Tout ce que vous me racontez au sujet de votre tante qui a perdu son chat est d'une telle tristesse. Ça me crève le cœur. Jamais je n’ai entendu une histoire aussi désolante : « Votre tante qui a perdu son chat, alors qu'un an auparavant, elle avait encaissé la mort de son canari. Quelle épreuve terrible... Et il pleure, il pleure, il pleure. La secrétaire ajoute : « Et puis, doux patron, vous ne savez pas le pire : je ne vous ai pas dit qu'il y a trois ans, elle avait perdu aussi sa perruche ».« Elle avait perdu sa perruche, mais c’est épouvantable! Comme elle est éprouvée cette femme-là, c'est inimaginable! » Et il essuie d'autres larmes. « Et c’est sans oublier, précise la secrétaire, qu’il y a six jours à peine, elle a perdu son mari. » « Non, ça ne se peut pas! C’est impossible : jamais je n'ai entendu une histoire pareille. Même les meilleurs romanciers, ceux de la brillante collection Harlequin, une des plus sérieuses maisons d’édition du Québec (imaginez les autres!», n'ont jamais inventé un récit aussi troublant. Est-ce qu'elle aimait son mari ? » « Pas du tout. Ce salaud lui a laissé un testament africain : tous ses héritiers l'ont mangé comme des vautours! Elle déteste tellement son mari que, chaque nuit sans lune, elle va sur sa tombe pour lui faire entendre le terrible cri de l’Orang-outan. C'est un cri terrifiant : tous les voisins du cimetière sont morts de peur. », dit-elle en pleurant. Le patron qui pleure de la voir pleurer lui demande : « Mais ma petite pivoine, ma fleur inutile pour le travail mais préférée pour le sexe, pourquoi me racontez-vous cette histoire si déchirante qu'elle réussit à me faire perdre tous mes moyens au point où je suis en danger que me sous-vêtements me lâchent, dit-il en pleurant et en jetant un coup d'oeil inquiet sur son pantalon. « Parce que je pense que vous pouvez m'aider, bon patron? » « Comment puis-je refuser de satisfaire tes désirs, toi ma petite biche, à qui je ne refuse rien surtout après la pipe quotidienne de la secrétaire bien ordinaire ? » « Patron, j’aurais besoin d’une très petite augmentation de salaire. » « Une augmentation de salaire! Tu n’y penses pas, tu veux me briser le cœur, me ruiner… par contre, c'est tellement pénible ce qui est arrivé à ta tante que je ne puis être insensible à son malheur ». « Vous acceptez, bon patron! C'est merveilleux ! Vous ne pleurez plus! » Le patron froid comme le marbre d'une pierre tombale réplique en reprenant ses sens « Mon ange, je t’aime bien, mais quand il est question d'augmentation de salaire, mon portefeuille se rétrécit, mon cœur étouffe et mes larmes se tarissent. » « Pourtant, patron, je ne vous ai pas encore tout raconté.» «Quoi donc ma chouette! » « Ma pauvre tante, il y a un an, a été obligée de s'acheter d'autres dentiers : elle les avait échappés dans sa toilette. » Elle pleure à nouveau, et le patron attendri, les yeux rougis par ses larmes lui dit : « Comme votre tante a dû tellement souffrir ! devoir embrasser son amant c'est déjà pénible, mais sans dentiers, quelle chose horrible! Et en prononçant ces mots d'autres larmes coulent sur ses joues. La secrétaire revient à la charge:« Alors, je vais l'avoir cette augmentation ! vous l'aimez tellement ma tante !» Le visage du patron blêmit, pâlit, blanchit comme les fesses d'une nonne recevant son confesseur, puis, en quelques secondes, se durcit comme de la neige : « Chère Mademoiselle dont j'oublie déjà le nom et qui étiez ma dixième secrétaire, je crois que votre présence auprès de moi n'est plus requise. Dites-moi, vous ne connaîtriez pas dans votre entourage une autre belle secrétaire qui serait disponible.»

Et l'ancienne secrétaire pleure, pleure, pleure...



dimanche 12 janvier 2025

Le nouveau Québec

Le nouveau Québec



En dormance depuis 1759 le Québec se réveille

Sa langue, son histoire, sa culture, son souffle,

réduits en lambeaux

comme de la chair mordue par des chiens

sont en train de mourir


Des sans-talent, des arrivistes

des opportunistes, des exploiteurs,

des parasites

Qui lèchent la botte de leur maître

En jappant dans une langue étrangère

Voudraient nous réduire en esclavage


L’espoir qu’on croyait perdu,

suspendu au fil de l’indifférence

et qu’on a ligoté

par un double référendum pipé

traîne péniblement

sous le drapeau d’un régime centralisateur

mais montre désormais son bout du nez


Les moyens de communication

La télé, la radio, les journaux

Nous ont fait la vie dure

Particulièrement sur l’écran canadien

qui a masqué notre avenir prometteur

et gommé nos racines

En clamant hypocritement sa neutralité

pour mieux promouvoir

Une culture différente

Aux antipodes de la nôtre



Nous les Québécois

On mérite mieux

que cette télévision d’état

qui travaille contre nous


En éducation

Nous avons payé le prix fort

pour cet enfermement collectif

dans la prison fédérale :

Nous avons payé pour des étudiants

qui méprisaient la langue française

et s’en débarrassaient dès le travail

Nous avons encore payé pour leurs Cégeps,

et toutes leurs écoles primaires

qui véhiculent un discours étranger

à notre culture


Le régime politique canadien

fondé sur une constitution

qui donne aux dominateurs colonialistes

des droits spéciaux en matière de langue

Au mépris de l’égalité entre les parties,

d’un même contrat

Est profondément injuste pour le Québec


On nous a forcés à avaler

des raisons commerciales anglaises

et les commerces font la sourde oreille

à notre langue


Le Québécois fier de nature,

travailleur, courageux,

reprend ce qu’on lui a arraché

par des tribunaux complaisants

envers le vainqueur

Il surmonte ses peurs :

Le nouveau Québec se réveille

Il commence à relever la tête,

Il refait son énergie et ses forces

Pour que ses frères s’épanouissent

Et respirent l’air de la liberté


Il faut remonter loin dans notre histoire

pour trouver des braves

qui croyaient en notre destin

Nos Patriotes se sacrifiaient

pour des sourds portant soutane

et robes de magistrat

Ils ont connu une fin humiliante

Sans avoir droit

à une sépulture décente


Des années plus tard

au début des années quatre-vingts

Sans l’accord du Québec

un pacte promu entre Anglais

dans des conditions équivoques

en cachette lors de la nuit des longs couteaux

modifiant nos coutumes et nos us

nous imposant de nouvelles contraintes

réduisant nos pouvoirs sur notre langue

a mis le verrou sur nos aspirations


En 1995, un tripoteur malséant,

premier ministre fédéral à double face

s’est vanté de ne pas avoir respecté

les règles convenues pour le référendum

que le Québec a perdu


Plus près de nous

Un comédien, fils d’un autre imposteur,

Dans une poussée de fièvre

immigrationniste insensée

A voulu noyer notre avenir


Le Québec d’un bloc a réagi

collectivement,

et notre route s’éclaircit

vers un avenir collectif meilleur

Des lueurs d’espoir se pointent

portées par un chef fougueux

courageux, visionnaire



Notre avenir nous appartient

On doit pouvoir

parler notre langue,

décider des règles d’édition de nos livres

choisir nos films, contrôler notre culture

partout et en toutes circonstances :

au travail, dans nos loisirs, à l’école

dans les commerces ou sur la place publique


Et la télévision nationale

Qui ne nous représente pas

Qui favorise d’autres intérêts

que les nôtres

Qui fait la promotion

D’une culture étrangère

Doit changer de cap


Désormais, il fait soleil sur le nouveau Québec!


Trois-Rivières, le vendredi 10 janvier 2025

Denis Rheault

denisro101@gmail.com