Quand on veut du sucre à la crème, on s'en fait, disait ma grand-mère. Et moi, englué dans la routine, j'ai décidé de changer la poutine et je vous présente une parade de mode démodée.
Je me suis bien amusé et tant pis pour le reste...
Images et écrits de Denis Rheault: humeurs, grains de poésie, coups de griffes et images que vous pouvez acheter. Et si ça vous chante, vous pouvez simplement m'envoyer un petit mot. Mon courriel : rheaultd4@gmail.com
Quand on veut du sucre à la crème, on s'en fait, disait ma grand-mère. Et moi, englué dans la routine, j'ai décidé de changer la poutine et je vous présente une parade de mode démodée.
Je me suis bien amusé et tant pis pour le reste...
Le sans-abri
Ne tire pas la pierre au sans-abri
Ne lui jette pas un regard méprisant
Car c'est ton frère qui est nu devant toi
Le sort aurait pu t'assigner à sa place
Qu'aurais-tu fait
Avec le temps qui coule
Avec la nuit qui dure si longtemps
Sans avoir de croûte à te mettre
Sous la dent
Sans avoir de chaussures
De place pour te reposer ?
Le seul luxe que tu as
C'est de pouvoir rêver aux étoiles
Quand la fatigue te projette par terre
Avant que l'ambulance
Aux sirènes désespérées
Qui file vers l'urgence
Des hôpitaux
Te garroche
Au personnel impersonnel
Qui ne parle qu'avec des injections
Avant de t'apporter
Comme un paquet de linge sale
Dans une chambre d'isolation
Pour un temps incertain
Et dès que le moindre souffle te revient
Dehors, mon cave !
Le règlement nous oblige
À offrir une chambre à un autre
Va t'en ! On t'a assez vu !
Denis Rheault,
Trois-Rivières, ce 25 mai 2026
denisro101@gmail.com
En réalité ils étaient quatre... c'est comme les Trois mousquetaires (Alexandre Dumas ne savait pas compter ; c'était le moindre de ses défauts).
Les ailes de l’amour
Joanie, c’est plus fort que moi
Je t’aime
Ton sourire magnifique
Tel un ouragan a balayé
Toutes mes peurs sur l’amour
Tes yeux, ta voix, tes silences
Ont pénétré ma cuirasse virile
Comme des flèches
Qui frappent leur but
Nous avons promené
Notre amour
Sous le Soleil ou sous la pluie
Avec un égal bonheur
Ton coeur et le mien
Se sont cicatrisés
Mon égoïsme
M’a conduit
À ralentir tes élans
Tu préférais avoir
Plus de liberté
Et nos chemins
Ont emprunté d’autres voies
Depuis je vis
Au milieu d’un paysage
composé de peine et de regret
Mais si tu effaçais
Sur l’ardoise de ton coeur
Mes nombreuses maladresses
Ton retour
Sur les ailes de l’amour
Me remplirait de joie
Denis Rheault
Trois-Rivières, ce 27 avril 2026
On s'amuse...
Note : faites un clic dans l'image pour l'agrandir, mais faites attention de ne pas vous faire avaler...
Un champ de blé
Quelque part
Que le Soleil arrose de lumière
Un marcheur qui rêve
En s’abreuvant d’air vif
Songe à Madeleine
En esquissant un large sourire
Elle lui dit : « Je t’aime »
Le marcheur poursuit sa route
Le coeur moins lourd
Note : faites un clic sur l'image pour la voir en entier.
– Quelle belle soirée nous avons passé, François mon amour.
– Je ne m'appelle pas François.
– Mais tu sais que je t'aime. Tu es le seul homme de ma vie. Je voudrais vivre éternellement avec toi. Je suis si heureuse avec toi, mon Luc.
– Luc ? Ce n'est pas mon prénom. C'est celui de ton premier mari, tu dois sûrement y penser encore.
– Pas du tout, je te le jure sur la tête de ma mère décédée, cet homme, je l'ai complètement oublié. Tu dois me croire, Robert.
– Robert ? C'est le nom de ton avocat. Dis donc, me tromperais-tu, ma mignonne?
– Jamais cela ne me traverserait l'esprit. Je suis une femme fidèle et je ne tolère pas qu'on mette en doute mon honnêteté. Notre amour, mon chéri, sera éternel. Je t'en fais solennellement la promesse Jean-Claude, mon trésor.
Toute ressemblance avec une personne connue est purement fortuite !
Note : faites un clic sur l'image pour l'agrandir.
J’ai décidé de vous présenter des images de mon exposition sur le thème de la drave sur ma galerie virtuelle pour les raisons suivantes :
Je n’ai pas accès aux salles d’exposition de Trois-Rivières qui sont toutes contrôlées par les fonctionnaires sur le Bien-Être-Social-Culturel de notre ville parce que je ne suis pas considéré comme un artiste, je ne suis pas reconnu par mes pairs et je n’ai pas de diplôme en arts plastiques de sorte que je ne peux remplir le formulaire dont ils se servent pour pouvoir éliminer les requérants comme moi par un soit-disant jury composé d’artistes locaux qui sont appelés à juger (?) et qui valorisent, années après années, les oeuvres de leurs petits amis, leur pairs.
Ce fameux formulaire, conçu par ces « brillants » prestataires du Bien-Être-Social Culturel, est aménagé de telle sorte que des gens comme moi, qui payent leurs taxes municipales, qui votent aux élections, n’ont pas accès librement aux salles d’exposition de la ville. Cherchez l’erreur.
En enfilant les soirs…
Par un éclat de rire
Qui résonnait dans un parc
J’ai découvert une fée
Qui s’appelait Ariane
Elle chantait et en marchant
Ses pointes de ballerine
Se déposèrent délicatement
Dans le décor de ma vie:
Ce fut la fête !
Ce fut la joie !
La passion !
Peut-être même le bonheur !
Puis, elle s’évapora de ma vie
Comme la rosée
Du petit matin
Des années, d’autres années
Des hivers trop longs,
Trop froids,
Des étés trop lourds,
M’enveloppèrent
Dans le manteau serré
De mon ennui
Tous les jours
En regardant le Soleil
Je revoyais son image
Nette comme un dessin
Réalisé au fusain
Son sourire magnifique
M’envoutait
Son chant vibrait en moi
Et me secouait
Comme un navire
Brassé par les flots
Je trouvais la vie bien rude :
Pourquoi une fée
Au sourire si doux
Avait-elle pris
Un chemin inaccessible ?
Ma maladresse m’accablait
Pourquoi avais-je laissé
S’envoler pareil Soleil ?
Une réflexion brisa le cercle
De ma culpabilité :
Une femme est toujours libre
De faire ce qu’elle veut
Tout ce que je peux lui offrir
C’est ma modeste présence
Mon écoute, mon amour,
Ma joie
Des années s’écoulèrent
Pendant que j’enfilais le temps
Un bon jour
En me promenant à la campagne
J’entrai dans une auberge :
Ariane était là, elle sirotait un café
Avec son amoureux du temps
Ils avaient l’air heureux
Je les ai salués tristement
Pendant que mon coeur sombrait
J’ai repris la route
Avec une immense sensation
de lassitude et de peine
Une semaine s’est écoulée
Puis une autre,
Encore une autre,
Et puis…
Rien, rien, rien
Un soir en traînant mes pas
Quelque part dans la ville
Soudain elle m’est apparue
Près d’un carrefour
Elle s’est approchée de moi
Elle m’a regardé droit dans les yeux
Je n’ai rien dit
Et nos coeurs se sont soudés
De nouveau
Denis Rheault
13 février 2026
Trois-Rivières