L'été se pointe, mes amis.
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Images et écrits de Denis Rheault: humeurs, grains de poésie, coups de griffes et images que vous pouvez acheter. Et si ça vous chante, vous pouvez simplement m'envoyer un petit mot. Mon courriel : rheaultd4@gmail.com
– Quelle belle soirée nous avons passé, François mon amour.
– Je ne m'appelle pas François.
– Mais tu sais que je t'aime. Tu es le seul homme de ma vie. Je voudrais vivre éternellement avec toi. Je suis si heureuse avec toi, mon Luc.
– Luc ? Ce n'est pas mon prénom. C'est celui de ton premier mari, tu dois sûrement y penser encore.
– Pas du tout, je te le jure sur la tête de ma mère décédée, cet homme, je l'ai complètement oublié. Tu dois me croire, Robert.
– Robert ? C'est le nom de ton avocat. Dis donc, me tromperais-tu, ma mignonne?
– Jamais cela ne me traverserait l'esprit. Je suis une femme fidèle et je ne tolère pas qu'on mette en doute mon honnêteté. Notre amour, mon chéri, sera éternel. Je t'en fais solennellement la promesse Jean-Claude, mon trésor.
Toute ressemblance avec une personne connue est purement fortuite !
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J’ai décidé de vous présenter des images de mon exposition sur le thème de la drave sur ma galerie virtuelle pour les raisons suivantes :
Je n’ai pas accès aux salles d’exposition de Trois-Rivières qui sont toutes contrôlées par les fonctionnaires sur le Bien-Être-Social-Culturel de notre ville parce que je ne suis pas considéré comme un artiste, je ne suis pas reconnu par mes pairs et je n’ai pas de diplôme en arts plastiques de sorte que je ne peux remplir le formulaire dont ils se servent pour pouvoir éliminer les requérants comme moi par un soit-disant jury composé d’artistes locaux qui sont appelés à juger (?) et qui valorisent, années après années, les oeuvres de leurs petits amis, leur pairs.
Ce fameux formulaire, conçu par ces « brillants » prestataires du Bien-Être-Social Culturel, est aménagé de telle sorte que des gens comme moi, qui payent leurs taxes municipales, qui votent aux élections, n’ont pas accès librement aux salles d’exposition de la ville. Cherchez l’erreur.
En enfilant les soirs…
Par un éclat de rire
Qui résonnait dans un parc
J’ai découvert une fée
Qui s’appelait Ariane
Elle chantait et en marchant
Ses pointes de ballerine
Se déposèrent délicatement
Dans le décor de ma vie:
Ce fut la fête !
Ce fut la joie !
La passion !
Peut-être même le bonheur !
Puis, elle s’évapora de ma vie
Comme la rosée
Du petit matin
Des années, d’autres années
Des hivers trop longs,
Trop froids,
Des étés trop lourds,
M’enveloppèrent
Dans le manteau serré
De mon ennui
Tous les jours
En regardant le Soleil
Je revoyais son image
Nette comme un dessin
Réalisé au fusain
Son sourire magnifique
M’envoutait
Son chant vibrait en moi
Et me secouait
Comme un navire
Brassé par les flots
Je trouvais la vie bien rude :
Pourquoi une fée
Au sourire si doux
Avait-elle pris
Un chemin inaccessible ?
Ma maladresse m’accablait
Pourquoi avais-je laissé
S’envoler pareil Soleil ?
Une réflexion brisa le cercle
De ma culpabilité :
Une femme est toujours libre
De faire ce qu’elle veut
Tout ce que je peux lui offrir
C’est ma modeste présence
Mon écoute, mon amour,
Ma joie
Des années s’écoulèrent
Pendant que j’enfilais le temps
Un bon jour
En me promenant à la campagne
J’entrai dans une auberge :
Ariane était là, elle sirotait un café
Avec son amoureux du temps
Ils avaient l’air heureux
Je les ai salués tristement
Pendant que mon coeur sombrait
J’ai repris la route
Avec une immense sensation
de lassitude et de peine
Une semaine s’est écoulée
Puis une autre,
Encore une autre,
Et puis…
Rien, rien, rien
Un soir en traînant mes pas
Quelque part dans la ville
Soudain elle m’est apparue
Près d’un carrefour
Elle s’est approchée de moi
Elle m’a regardé droit dans les yeux
Je n’ai rien dit
Et nos coeurs se sont soudés
De nouveau
Denis Rheault
13 février 2026
Trois-Rivières
J'ai pu respirer, prendre ça mollo, écouter de la musique, marcher dans le froid, m'ennuyer pour mieux trouver des idées, regarder les yeux ... de Miss méteo, et un tas d'autres choses que je ne peux révéler sans risquer d'offenser ni les putes ni les prudes...
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La marche vers le Soleil
Quand on souffre terriblement
Que notre corps grince
De toutes parts et que notre âme
Tremble de peur et se
Fige comme de la glace
Quand notre boussole
A perdu le Nord
Quand l’espoir
s’évapore
Comme un mirage
Dans le désert
Quand nos forces nous quittent
Et qu’on se sent perdu
Quand le jour s’embrume
Quand les nuages pèsent lourd
Que le vent tousse trop fort
Quand la nuit habite en nous
On doit marcher vers le Soleil
En pratiquant la Joie
On la découvre dans le moment présent
Seconde après seconde
En agissant
Et en comptant sur soi
On la retrouve
En s’enivrant de musique
En se nourrissant de films
En renouant nos relations
En marchant vers les autres
En oubliant sa petite personne
En changeant ses idées
En faisant quelque chose
De concret
Sans se poser de question
Et par magie
Notre douleur peu à peu
Se ratatine comme une pomme
Qui manque d’eau
Le Soleil inonde d’énergie
Tous ceux qui pratiquent la Joie
Et cette Joie va transformer
nos pensées
Nous orienter vers des
Idées nouvelles
Nous faire voir
des couleurs inattendues
D’une rare beauté
Elle va nous transporter
Jusqu’au bord de la mer
Soutenir nos pas nus
Sur le sable moelleux
Nous remplir d’air pur
Nous faire voir des montagnes
Et des forêts rafraîchissantes
Elle va répandre son amour en nous
Comme on soigne les plantes
Elle va nous protéger
Comme une mère
Blottit son enfant sur son sein
Joie, Joie, Joie
Antidote unique
Pour chasser le cafard
Et le Soleil dans sa marche
En dévoilant ses dents dorées
Apaisera notre coeur
Et nous remettra à l’ouvrage…
Denis Rheault
Trois-Rivières, ce 8 janvier 2026
denisro101@gmail.com